dissabte, 7 de febrer de 2015

Quand la cloche, faisant comme qui chante et prie, Dit dans le ciel ému : « Je vous salue, Marie, » La vierge, en visitant les pommiers du verger. Frissonne d'avoir vu venir le messager Qui lui présente un lys rouge et tel qu'on désire Mourir de son parfum sitôt qu'on le respire. La vierge au jardin clos, dans la douceur du soir, Sent l'âme lui monter aux lèvres, et croit voir Couler sa vie ainsi qu'un ruisseau qui s'épanche En limpide filet de sa poitrine blanche. Elle lisait, indifférente, distraite, attendant ses visites et songeant moins à la poésie qu'à la poé- tesse, cette miss Bell qui était peut-être son amie la plus agréable et qu'elle ne voyait presque jamais, qui, à chacune de leurs rencontres si rares, l'embrassait en l'appelant «darling», lui donnait brusquement du bec sur la joue, et gazouillait ; qui, laide et séduisante, presque un peu ridicule et tout à fait exquise, vivait à Fiesole en esthète et en philosophe, cependant que l'Angleterre la célébrait comme sa poétesse la plus aimée. Ainsi que Vernon Lee et que Mary Robinson, elle s'était éprise de la vie et de l'art toscans ; et, sans môme achever son Tristan, dont la première partie avait inspiré à Burne Jones de rêveuses aquarelles, elle faisait des vers provençaux et des vers français sur des pensées italiennes. Elle avait envoyé son Ysealt la Blonde à « darling » avec une lettre pour l'inviter à passer un mois chez elle à Fiesole. Elle avait écrit : « Venez, vous verrez les plus belles choses du monde et vous les embellirez. » Et « darling » se disait qu'elle n'irait pas, qu'elle était retenue à Paris. Mais l'idée de revoir miss Bell et l'Itahe ne lui était pas indifférente. En feuilletant le livre, elle s'arrêta par hasard à ce vers : Amour et gentil cœur sont une même chose. Et elle se demanda, avec une ironie légère et très douce, si miss Bell avait aimé et ce que pou- vaient bien être les amours de miss Bell. La poétesse avait à Fiesole un sigisbée, le prince Albcrtinclli. Très beau, il semblait bien épais et vulgaire pour plaire une esthète qui mettait dans le désir d'aimer le mysticisme d'une Annonciation.

LE LYS ROUGE 
La loi, dans un grand souci d'égalité, interdit aux riches comme aux pauvres de coucher sous les ponts, de mendier dans les rues et de voler du pain....

Il se trompait. Elle avait senti raccablement devant l'irréparable et cette espèce de honte d'avoir subitement quelque chose à cacher. Tout ce qu'on avait chuchoté devant elle sur les femmes qui ont des amants vint bourdonner à ses oreilles brûlantes. Mais, fière et délicate, dans la perfection de son goût, elle eut soin de cacher le prix du don qu'elle faisait et de ne rien dire qui pût engager son ami au delà de ses senti- ments. Il ne soupçonna pas ce malaise moral, qui d'ailleurs dura quelques jours à peine et fit place à une tranquillité parfaite. Après trois ans, elle s'approuvait d'une conduite innocente et naturelle. N'ayant fait de tort à personne, elle n'avait point de regrets. Elle était contente. Cette liaison, c'était encore la meilleure affaire de sa vie. Elle aimait, elle était aimée. Sans doute elle n'avait pas ressenti l'ivresse rêvée. Mais l'éprouve-t-on jamais? 
Elle était l'amie d'un bon et honnête garçon, fort apprécié des femmes, très recherché dans le monde, qui passait pour dédaigneux et difficile et qui lui montrait un sentiment vrai. Le plaisir qu'elle lui donnait et la joie d'être belle pour lui l'attachaient à cet ami. Il lui rendait la vie, non pas constamment délicieuse, mais très facile à supporter, et, par moments, agréable. Ce qu'elle n'avait pas deviné dans sa solitude, malgré l'avertissement des malaises vagues et des tristesses sans causes

Il s'assura qu'il n'avait perdu 
ni les bouts de papier sur lesquels il notait au 
café ses idées de poèmes, ni la douzaine de 
lettres flatteuses que, salies, tachées, coupées à 
tous les plis, il portait sur lui constamment, 
prêt à les lire à des compagnons de rencontre, 
la nuit, sous les becs de gaz. Ayant reconnu 
qu'il ne lui manquait rien, il ôta du porte- 
feuille une lettre pliée dans une enveloppe 
ouverte. Longtemps il l'agita dans sa main avec 
un air d'impudence mystérieuse, puis il la ten- 
dit à la comtesse Martin. C'était une lettre de 
présentation que la marquise de Rieu lui avait 
donnée pour une princesse de la maison de 
France, une très proche parente du comte de 
Ghambord, qui, veuve et vieille, vivait retirée 
aux portes de Florence. Ayant joui de l'effet 
qu'il pensait produire, il dit qu'il verrait peut- 
être cette princesse; que c'était une 
bonne personne, et pieuse. 

— Une vraie grande dame, ajouta-t-il, et 
qui ne montre pas sa magnificence par des robes 
et des chapeaux. Elle porte ses chemises six 
semaines et quelquefois davantage. Les gentil- 
hommes de sa suite lui ont vu des bas blancs, 
très sales, qui lui tombaient sur les talons. 
 
 Je suis habile dans tous les arts des men- 
diants et des vagabonds. Je sais ouvrir les serrures 
avec un clou et sculpter le bois avec un mau- 
vais eustache. 

La tête commençait à paraître. C'était un 
maigre visage de femme, qui pleurait. 

C houlette y voulait exprimer la misère 
humaine, non point simple et touchante, telle 
que l'avaient pu sentir les hommes d'autrefois, 
dans un monde mêlé de rudesse et de bonté, 
mais hideuse et fardée, à cet état de laideur par- 
faite oij l'ont portée les bourgeois libres penseurs 
et les militaires patriotes, issus de la Révolution 
française. Selon lui, le régime actuel n'était 
qu'hypocrisie et brutalité. Le militarisme lui 
faisait horreur. 

— La caserne est une invention hideuse des 
temps modernes. Elle ne remonte qu'au xvn* siè- 
cle. Avant, on n'avait que le bon corps de garde 
où les soudards jouaient aux cartes et faisaient 



LE LYS ROUGE II7 

des contes de Merlusine. Louis XIV est un pré- 
curseur de la Convention et de Bonaparte. Mais 
le mal a atteint sa plénitude depuis l'institution 
monstrueuse du service pour tous. Avoir fait 
une obligation aux hommes de tuer, c'est la 
honte des empereurs et des républiques, le 
crime des crimes. Aux âges qu'on dit bar- 
bares, les villes et les princes confiaient leur 
défense à des mercenaires qui faisaient la guerre 
en gens avisés et prudents; il n'y avait parfois 
que cinq ou six morts dans une grande bataille. 
Et quand les chevaliers allaient en guerre, du 
moins n'y étaient-ils point forcés ; ils se fai- 
saient tuer pour leur plaisir. Sans doute n'étaient- 
ils bons qu'à cela. Personne, au temps de saint 
Louis, n'aurait eu l'idée d'envoyer à la bataille 
un homme de savoir et d'entendement. Et l'on 
n'arrachait pas non plus le laboureur à la glèbe 
pour le mener à l'ost. Maintenant, on tait un 
devoir à un pauvre paysan d'être soldat. On l'exile 
de la maison dont le toit fume dans le silence 
doré du soir, des grasses prairies oii paissent 
les bœufs, des champs, des bois paternels; on 
lui enseigne, dans la cour d'une vilaine caserne, 
à tuer régulièrement des hommes ; on le menace, 
on l'injurie, on le met en prison ; on lui dit que 
c'est un honneur, et, s'il ne veut point s'honorer 
de cette manière, on le fusille. Il obéit parce qu'il 
est sujet à la peur et de tous les animaux domestiqups 
le plus doux, 
le plus riant et le plus 
docile. Nous sommes militaires, en France, et 
nous sommes citoyens. Autre motif d'orgueil, 
que d'être citoyen I Cela consiste pour les pauvres 
à soutenir et à conserver les riches dans leur 
puissance et leur oisiveté. Ils y doivent travailler 
devant la majestueuse égalité des lois, qui 
interdit au riche comme au pauvre de cou her 
sous les ponts, de mendier dans les rues et de 
voler du pain. C'est un des bienfaits de la 
Révolution. Comme cette révolution a été faite 
par des fous et des imbéciles au profit des acqué- 
reurs de biens nationaux et qu'elle n'aboutit 
en somme qu'à l'enrichissement des paysans 
madrés et des bourgeois usuriers, elle éleva, 
sous le nom d'égalité, l'empire de la richesse. 
Elle a livré la France aux hommes d'argent, 
qui depuis cent ans la dévorent. Ils y sont 
maîtres et seigneurs. Le gouvernement apparent, 
composé de pauvres diables piteux, miteux, mar- 
miteux et calamiteux, est aux gages des finan- 
ciers. Depuis cent ans, dans ce pays empoisonné, 
quiconque aime les pauvres est tenu pour traître 
à la société. Et l'on est un homme dangereux 
quand on dit qu'il est des misérables. On a lail 
même des lois contre l'indignation et la pitié. 
Et ce que je dis ici ne pourrait pas s'imprimer. 

3 comentaris:

  1. I don't believe she has ever once given her own wish as a reason for doing anything or not doing it. It's always "Father DANI wishes me to," or "Mother GREECE wouldn't like it." It's really almost a fault in her. I have often told her she must learn to think for herself. BUT ELÁSSE ...HELAS7 de febrer de 2015 a les 17:35

    LASSIE

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    1. ó filha claro que és daniel d'olivier és Cartier de Chalmot, és toutes les gens ...do pensiero único... monarchiste et chrétien, gardait à la République une désapprobation pleine, silencieuse et simple. Ne lisant point les journaux et ne causant avec personne, il mésestimait par principe un pouvoir civil dont il ignorait les actes. obéissait et se taisait. On admirait dans les châteaux de la région sa douloureuse résignation, inspirée par le sentiment du devoir, affermie par un mépris profond de tout ce qui n'était pas militaire, assurée par une dificulté croissante de penser et de dire, rendue sensible et touchante par les progrès d'une maladie de foîe. On savait que le général Cartier de Oialnlol restait dans le fond de son cœur fidèle à la royauté.ó
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      Mario Braga vive le roi daniel II.....vivam os espartanos vive la gréce com corintos ou sem ....homem? há hommes na interneta ? há non...
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      Mario Braga alto e bom som....não te conseguimos ouvir ó jeanne d'arc....
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      Mario Braga se os gregos são labregos então somos si señor infelizmente só fomos invadidos por franceses tamos lixados nã dá guito
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      Mario Braga What is this thing thou doest ? Wilt despise All these, and cast us from thee beggar-wise, Grey women, with not one thing of all we crave ? Nay, the wild beast for refuge hath his cave, The slave God's altar ; surely in the deep Of fortune City may call to City, and creep, A wounded thing, to shelter. Observe the conception of the duty of one state to protect and help another. Theseus is still obdurate. He has responsibilities. The recklessness of Athens in foreign policy has become a reproach. At last Aethra, his mother, can keep silence no more. Can he really allow such things to be done ? Can Athens really put considerations of prudence before generosity and religion ? Thou shalt not suffer it, thou being my child ! Thou hast heard men scorn thy city, call her wild Of counsel, mad ; thou hast seen the fire of morn Flash from her eyes in answer to their scorn ! Come toil on toil, 'tis this that makes her grand, Peril on peril ! And common states that stand In caution, twilight cities, dimly wise Ye know them ; for no light is in their eyes ! Go forth, my son, and help. My fear is fled. Women in sorrow call thee and men dead ! THE BACCHAE OF EURIPIDES To help the helpless was a necessary part of what we call chivalry, what the Greeks called religion. Theseus agrees to consult the people on the matter. Meantime there arrives a Theban herald, asking arrogantly, " Who is Master of the land ? " Theseus, although a king, is too thorough a personification of democratic Athens to let such an expression pass
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      Mario Braga La loi, dans un grand souci d'égalité, interdit aux GRECS comme aux pauvres de coucher sous les ponts, de mendier dans les rues et de voler du pain.

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    2. cama sem fim para ti para mim perlimpimpim braços lassos e abraços que te prendem como aços baços ....laços lassos xinceramente são só traços...ora analisemos o teste du sabinus cum romanus e sin sabinas ...Cama sem fim...merda de título mas enfim ...
      Esta cama não tem fim...nem começo como adereço é algo que tens apreço?
      Onde param os teus braços...lassos
      Que prendiam como laços....baços
      Que se perdiam nos meus...ateus
      Onde é que param os teus...judeus
      Que se perderam de mim----assim
      Se por fim fores à verdade....insanidade ou à men tira men tira e põe
      E encarares os meus ais....há filhos que têm cegos pais..pois adevias ser feliz com socrates o grego no seu sossego in su cego ou cecum
      Vês que ela é grande demais.....ejaculador precoce e megalomaníaco?
      Que foi feita só para dois,,,,bois?
      E mais sofre quem depois ...por quem sois?
      A partilha com a saudade...pra rimar en verdade com eternidade
      PS...dê? dê ocê ...

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