dimecres, 27 de maig de 2015

We are ending where the savages began. We have found again the lost arts of starving non-combatants, burning hovels, and leading away the vanquished into slavery. Barbarian invasions would be superfluous: we are our own HunsA society of sheep must in time beget a government of wolves. Bertrand De JouvenelLes progrès matériels que nous avons faits tiennent à la mise en œuvre de forces naturelles : car il est bien vrai que nos moyens physiques sont très faibles et, relativement à notre taille, bien plus faibles que ceux des fourmis. Aussi J.B. Say avait-il raison de noter qu’Adam Smith s’égare « lorsqu’il attribue une influence gigantesque à la division du travail, ou plutôt à la séparation des occupations ; non que cette influence soit nulle, ni même médiocre, mais les plus grandes merveilles en ce genre ne sont pas dues à la nature du travail : on les doit à l’usage qu’on fait des forces de la nature Arcadie, Essai sur le mieux vivre (coll. « Futuribles ») by Bertrand de Jouvenel Review by: Jean Masini Revue Tiers Monde Vol. 12, No. 47, LE TIERS MONDE EN L'AN 2000 Power changes its appearance but not its reality.” ― Bertrand De Jouvenel, On Power tags: power 4 likes Like “As every advance of Power is useful for war, so war is useful for the advance of power; war is like a sheep-dog harrying the laggard Powers to catch up their smarter fellows in the totalitarian race.

Nous faisons preuve de myopie lorsque  nous négligeons de nous intéresser à l’entretien et à l’amélioration de notre infrastructure fondamentale : la Nature. Voilà un héritage que nous laisserons en piètre état à nos successeurs. Pourquoi avons-nous été si peu soigneux ? Parce que la Nature fournit gratuitement ses services productifs, et par conséquent, la nature ne fait pas partie de nos actifs. (…) Je me suis souvent demandé si, pour redresser les erreurs dans lesquelles nous jette notre manière de penser, nous ne devrions pas rendre aux rivières ce statut de personnes qui était le leur aux époques païennes. L’homme de notre civilisation ne se regarde point comme gardien de notre demeure terrestre ; il est fier d’en être le pillard habile et irresponsable. A cet égard, il est en recul moral relativement au « manant » qu’il méprise. Le manant avait soin de son coin de terre, et les générations successives ont imprimé au paysage rural une beauté plus touchante que les joyaux de nos musées.
 « Une autre manière de penser, c’est de transformer l’économie politique en écologie politique ; je veux dire que les flux retracés et mesurés par l’économiste doivent être reconnus comme dérivations entées sur les circuits de la Nature. Ceci est nécessaire puisque nous ne pouvons plus considérer l’activité humaine comme une chétive agitation à la surface de la terre incapable d’affecter notre demeure. Comme notre pouvoir sur les facteurs naturels s’accroît, il devient prudent de les considérer comme un capital. Parce que la Comptabilité Nationale est fondée sur les transactions financières, elle compte pour rien la Nature à laquelle nous ne devons rien en fait de payement financier, mais à laquelle nous devons tout en fait de moyens d’existence. Le terme d’infrastructure est à présent populaire, il est bon d’avoir donné conscience que nos opérations dépendent d’une infrastructure de moyens de communication, transport, et distribution d’énergie. Mais cette infrastructure construite de main d’homme est elle-même superstructure relativement à l’infrastructure par nous trouvée, celle des ressources et circuits de la Nature

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