qu'un matin don Ruy Gomez dE
Silva, comte de Melito, se présenta aux avant-
postes et demanda à parler au marquis de
Boisy, grand écuyer de France.
Les négocia-
tions durèrent assez longtemps sans donner de
résultats. D'un côté, le connétable Anne de
Montmorency et le maréchal de Saint-André,
prisonniers en Flandre depuis la bataille de
Saint-Quentin, de Tautre, les agents espagnols
entassaient les propositions et les demandes. Les
deux partis formulaient dés exigences inaccep-
tables et s'accusaient mutuellement de pousser
à la guerre. On commença d'abord à parler de
trêve, puis de désarmement, puis de licencie-
ment des troupes étrangères. Enfin, le 6 octobre
1 558, les deux rois désignèrent leurs plénipo-
tentiaires. Ceux de la France étaient le conné-
table de Montmorency, le maréchal Saint-André,
Jean de Morviliers, évéque d'Orléans, Claude
de l'Aubespine^et plus tard son frère, Sébastien
de l'Aubespine, évéque de Limoges, conseillers
du roi, magistrats sans grande initiative, mais
capables de défendre les intérêts de la France, et
enfin le cardinal de Lorraine, ministre remuant
et plein de ressources, le véritable homme
1. Vincent Garloix, Métnoires sur VieiUeville, Uy. VII, ch. xvm.
2. Flassan observe dans son Traité de la diplomatie, t. II,
p. 46, qu'en signant le traité, Glande de l'Aubespine prit le titre
de secrétaire d^ Estât, et que ce fut le premier acte où cette
qualification se trouva substituée à celles de secrétaire du roi
ou de secrétaire des finances, précédemment employées.
— 4 —
d'état de ce groupe ^ L'Espagne était repré-
sentée par Ferdinand Alvarez de Tolède, duc
d'AIbe, favori du roi, Guillaume de Nassau,
prince d'Orange, dit le Taciturne, le héros de
l'indépendance des Pays-Bas, Ruy Gomez de
Silva, comte de Melito, l'époux complaisant de
la belle duchesse d'Eboli, maltresse de Phi-
lippe II, Antoine Perrenot de Granvelle, évèque
d'Arras, l'àme de la politique espagnole, l'ad-
versaire indiqué du cardinal de Lorraine, comme
le duc d'Albe était celui du connétable, et enfin
par le président Yiglius. Ce dernier était malade
et ne put assister aux négociations^.
Le 8 octobre, Henri II concéda aux députés
la ville de Gercamp et donna aux Espagnols un
sauf-conduit pour eux et leurs gens^. La pre-
mière réunion s'y tint le 12 octobre*. Elle com-
mença par des échanges de pouvoirs et des
protestations de pure forme. On parla de trêve.
.1. Une copie des poa?oirB donnés par le roi à ses plénipoten-
tiaires est conservée dans le f. fr., vol. 3153, f. 147.
2. Papiers d'Estat de Granvelle, t. V, p. 399, dans la collec-
tion des Documents inédits pour servir à Vhistoire de France,
3. Mémoires-journaux de Guise, p. 429, dans la Collection
de mémoires sur Vhistoire de France, de Michaud et Poajoulat.
La nouTelle de l'ouverture des négociations était publique à
Paris à la date du 11 octobre. Ce jour-là, le conseil de la ville
fit une grande procession en faveur du succès des négociations
(Cérémonial de l'Hôtel de Ville, f. fr., vol. 18528, f. 1).
4. Traité de paix fait à CKasteau-Cambrésis. Paris, in-4%
p. 19. Recueil de lettres des ambassadeurs français pendant les
négociations. Ce recueil est attribué à Henri de Mesmes de
Roissy.
Les Espagnols ne l'acceptaient que jusqu'à la fin
du mois. Ils voulaient même circonscrire étroi-
tement la terre neutralisée ; mais la discussion
prouva la difficulté de répartir équitablement
les sauvegardes, les immunités, et la trêve fut
généralisée à la frontière du nord de la France,
Les ambassadeurs des deux rois signèrent l'acte,
le 1 7 octobre, à leur seconde réunion.
Le 18 octobre, arriva à Gercamp une prin-
cesse qui tenait presque également aux deux
cours de France et d'Espagne, Christine de
Danemarck, duchesse douairière de Lorraine,
cousine de Philippe II et belle-mère d'une fille
de Henri II. Le jour même, elle réunit les dépu-
tés sous sa présidence et aborda les questions
graves. Les Espagnols voulaient laisser les Fran-
çais formuler leurs demandes sans se pronon-
cer. Le cardinal de Lorraine avait dévoilé cette
tactique à l'occasion des premiers pourparlers.
Un mois auparavant, il avait écrit au connétable :
€ Qui m'en croiroit, ils parleroient d'oires en
avant les premiers, car nous avons trop faict les
gracieulx Quant à faire ofl&*es nouvelles et
de s'eslargir plus avant, je ne vois une seulle
raison pourquoy le roy le doibge faire, et ne ser-
viroient nos négociations à aultre fin que en
chacune leur accorder quelque chose d'avan-
taige* >
1. Papiers d'Esiai de Granvelle, t. V, p. 203.
— 6 —
Cette lettre a d'autant plus d'autorité qu'elle
est datée d'Amiens et écrite sous les yeux du roi.
Il ne parait pas que le connétable et le maréchal
Saint-André en aient tenu grand compte. Us
sacrifiaient tout à la paix, à leur désir de revoir
la cour et d'y reprendre leur influence. Le car-
dinal de Lorraine et les secrétaires du roi mon-
traient plus de fermeté. Les hommes de guerre
se faisaient les avocats de la paix et les hommes
de robe les avocats de la guerre.
Les ambassadeurs espagnols prirent un autre
avantage. La guerre se poursuivait contre la
France par une coalition composée de l'Espagne,
de l'Angleterre et de la Savoie ; la France n'avait
pour allié que le roi de Navarre. Le duc d'AIbe
fit entrer aux conférences les députés anglais ;
le connétable ne sut pas faire admettre les dépu-
tés béarnais. L'iniquité était flagrante; si le
duc de Savoie avait été injustement dépouillé
du Piémont pendant la guerre, la maison d'AI-
bret avait perdu la Navarre espagnole. Antoine
de Bourbon, devenu roi de Navarre par son
mariage avec Jeanne d'AIbret, protesta, mais il
fut mollement soutenu par les gens du roi de
France*. Le cardinal de Lorraine dit confiden-
1. Jeanne d'AIbret aYait écrit deux lettres, l*une au roi, l'autre
an connétable, pour les prier de soutenir les réclamations de la
maison d'AIbret aux conférences de Gateau-Gambrésis. Nous les
avons publiées dans Antoine de Bourbon et Jeanne d'AIbret,
t. I, p. 419 et 420.
— 7 ~
tiellement au duc d'Âlbe c qu'ils ne pourroyent
délaisser de parler du royaulme de Navarre,
mais que Ion n'y persisteroit*. > Sur cet
aveu, les ambassadeurs espagnols daignèrent
faire montre d'équité. Quand on annonça à
Gercamp l'arrivée des plénipotentiaires de la
maison d'Albret, le duc d'Âlbe fut le premier à
proposer à la conférence de les recevoir solen-
nellement. Le 1S novembre, Nicolas Dangu,
évêque de Mende, et Jean-Jacques de Mesmes,
représentants du roi de Navarre, entrèrent en
séance sous la présidence de la duchesse de
Lorraine. De Mesmes prononça une longue
harangue, parfaitement en règle avec les prin-
cipes de la dialectique du xvi^ siècle, qui prenait
la question à l'origine de la maison d'Albret^.
Les ambassadeurs espagnols répondirent que,
tenant depuis longtemps la contestation de la
Navarre pour résolue au profit de leur maître,
ils ne lui avaient pas demandé d'instructions
spéciales^. Antoine de Bourbon se retira alors
en fiéarn et envahit sans déclaration de guerre.
1. Lettre des plénipotentiaires espagnols à Philippe H, du
17 octobre 1558 {Papiers d' Estât dé Granvelle, t. V, p. 261).
2. Le discoars de de Mesmes est Imprimé dans les Mémoires
pour l'histoire de Navarre et de Flandre, par Galland, in-fol.,
1648, preuves, p. 72, et par Domont, Corps diplomatique, t. IX,
p. 23.
3. Traité de paix fait à Chasteau-Cambrésis , in-4% 1632,
p. 64. Le mémoire de de Mesmes est dans le yolame, p. 171.
— 8 —
à la tête d'un corps de partisans, la Navarre
espagnole. Cette expédition, mal connibinée et
mal conduite, échoua misérablement ^
Le roi d'Espagne profita habilement des fautes
de ses adversaires. Au moment de l'ouverture
des pourparlers, l'épuisement de ses finances et
de ses armements ne lui permettait pas de con-
tinuer la guerre. La flotte turque ravageait l'tle
de Minorque ; les Marocains avaient détruit l'ar-
mée espagnole d'Afrique ; la réforme se propa-
geait en Espagne; l'empereur Gharles-Quint,
dont les conseils et la sagesse étaient encore
une force, venait de mourir au monastère de
Yuste (21 septembre 1 558) . Dans les Pays-Bas,
le feu des guerres religieuses couvait sous un
calme apparent. En Angleterre, l'époux de Marie
Tudor* rencontrait tant d'aversion chez le parti
anglican que la haine traditionnelle de la France
en était presque oubliée. Telle était sa détresse
qu'il écrivait à Granvelle : c Je dois vous dire
qu'il m'est de toute impossibilité de soutenir la
guerre ; j'ai déjà dépensé un million deux cent
mille ducats que j'ai tirés d'Espagne, il y a deux
ou trois mois, par le moyen des banquiers, et
j'ai besoin d'un autre million d'ici au mois de
1. Cette campagne, connue Bons le nom de Guerre mouillée^
a été racontée avec détails dans Antoine de Bourbon et Jeanne
d'ÀlbreU t. I, p. 303.
2. PhiUppe II ayait épousé Marie Tudor le 15 juillet 1554.
— 9 —
mars prochain. On m'envoie d'Espagne le doc-
teur de Lasco pour me certifier qu'on ne peut
rien faire de plus pour moi. La situation me
semble tellement grave que, sous peine de me
perdre, je dois en venir à un arrangement. J'at-
tends avec une vive impatience le récit de ce qui
se sera passé ultérieurement ; mais que l'on ne
rompe, en aucune manière, les négociations
entamées ^ >
Malgré sa faiblesse, Philippe II, convaincu que
celui qui se montrerait le plus accommodant pas-
serait pour le plus affaibli, n'hésita pas à deman-
der, en échange du Vermandois, la restitution de
la Savoie, du Montferrat, du Milanais, de l'Italie
centrale et de Calais. Les Espagnols dévoilèrent
eufin leurs prétentions dans la séance du Sll oc-
tobre. Les ambassadeurs français répondirent,
d'après leur lettre au roi : c S'ils nous avoient
tenu ce langage, nous n'aurions jà perdu tant
de temps. > Les Espagnols demandèrent alors
c combien nous voudrions retenir de places
en Piémont, et nous, combien ils nous y vou-
droient laisser, afin de sentir quelque chose de
leur intention, mais il n'a esté possible. Et,
nous estant levez pour plus meurement consi-
dérer ce qu'aurions à leur répondre, leur avons
à la fin dit que jà ledit s. de Savoie vous a voit
1. Granyelle, t. V, p. 453. La correspondance de Philippe H
contient plasienrs aveux analogues.
— 40 —
par divers moyens faict scavoir qu'il s'aocommo-
deroit à vous en laisser six ; que, s'ils vouloient
doubler ce nombre, nous essayerions de le faire
trouver bon à Votre Majesté, ce qu'ils ont fort
rejeté^ > Le connétable balançait : c Le
connestable, écrit Tévèque d'Arras, se montre
fort étonné et dolent ; il veult la paix, mais nous
cognoissons que le cardinal tient son crédit fort
opprimé et est le cardinal plus brave ^. > On
consulta le duc de Savoie. Le S3 octobre arriva
sa réponse ; au lieu de douze places, il en lais-
sait quatre au roi de France à son choix. Hais
le sacrifice était compensé par de nouvelles
exigences ; le duc d'Albe réclama la restitution
de la Corse sous prétexte qu'elle appartenait au
royaume d'Aragon. Le duc était sourd ; son infir-
mité rendait les dialogues pénibles. De plu^, les
conversations se traitaient en latin ; les honunes
de guerre, le connétable, Saint-André, le duc
d'Albe, s'exprimaient difficilement dans cette
langue ; les cardinaux de Lorraine et Granvelle
devaient le plus souvent servir d'interprètes à
leurs collègues^.
Les contestations relatives au Piémont s'apla-
nirent cependant dans les séances de novembre,
grâce à la modération du duc de Savoie. Dès le
1. Traité de paix fait à Chasteau-Camhrésis, in-4*, p. 32.
2. Papiers d'Estatde Granvelle, i, \, p. 281.
3. Traité de paix fait à Chasteau-Cambrésis, p. 36.
— u —
début des conférences, il avait sollicité la main
de la princesse Claude, seconde fille de Henri II,
déjà promise au duc de Lorraine. Le connétable
lui offrit Marguerite de France, fille de Fran-
çois P' et sœur de Henri II, alors âgée de
trente-cinq ans. Le duc l'accepta avec empres-
sement ^ Dès ce jour, il considéra ses intérêts
comme séparés de ceux de Philippe II, et, mal-
gré de nouveaux succès en Piémont, il n'éleva
pas ses demandes^.
La ligne des frontières du Nord souleva un
plus long débat. Le connétable, qui, depuis sa
première jeunesse, avait guerroyé en Picardie
et en Champagne, connaissait les moindres villes
et prétendait au rôle d'arbitre. Les autres plé-
nipotentiaires français remarquèrent qu'il les
soutenait faiblement et que, dans les points dou-
teux, il capitulait sans discussion. Il conférait
souvent seul avec le duc d'Albe, avec la duchesse
de Lorraine, et portait en séance des conces-
sions toutes faites. Le cardinal de Lorraine se
plaignit de la condescendance de son collègue
1. Les négociations du mariage de Marguerite de France sont
postérieures au 15 octobre 1558, car une lettre de cette princesse
A Charles de Gossé-Brissac, de cette date, Tencourage à faire la
guerre au duc de Savoie (Orig., f. fr., vol. 20451, f. 74).
2. Traité de paix fait à Ckasieau-Cambrésis, p. 26 et 36. Une
lettre du D' Wootton à lord Gecil» datée de Bruxelles et du
9 janvier 1558 (1559), parle avec détails de la modération du
duc de Savoie {Calendar of State papers, fareign séries, 1559,
p. 83).
— 42 —
pour les ambitions espagnoles et en informa le
duc de Guise. Sur cette dénonciation, le parti
des princes lorrains, rivaux des Montmorency,
donna libre cours à ses calomnies.
On apprit bientôt dans Tentourage du roi
que le duc de Savoie insinuait que le chiffre de
la rançon du connétable pourrait être abaissé
à la fin de la guerre S et enfin que le roi d'Es-
pagne Tavait fixé à cent mille écus en cas de paix
et à deux cent mille en cas de reprise des hostili-
tés^. Malgré les recommandations, ces conditions
s'étaient ébruitées. Une lettre autographe du roi
à Montmorency porte en post-scriptum : c Beau-
regard et Roquancourt m'ont dist à ce matin que
Meru' leur avoit dict que vous estiés à ranson à
sant mille escus au cas que la pays se fist, et, sy
elle ne se fayt, à deux sens myle^. > Les enne-
mis de Montmorency l'accusèrent d'avoir sacrifié
les intérêts du roi et de la France au désir de
recouvrer sa liberté. Ces reproches étaient mal
1. Bibl. nat., f. fr., vol. 3139, f. 40. Lettre autographe du
cardinal de ChÂtillon au connétable,
datée du 30 novembre 1558.
2. Relations des ambassadeurs vénitiens, t. I, p. 409, dans la
Collection des documents inédits.
3. Le roi écrit Têtu, C'était le surnom familier de Charles de
Montmorency, seigneur de Meru, un des fils du connétable. 11
s'était rendu à Bruxelles auprès de son père ; mais nous voyons
par deux lettres, une du dauphin François, l'autre du cardinal
de Ch&tillon, qu'il allait et venait de France à Bruxelles (F. fr.,
voL 3139, f. 34 et 49).
4. Lettre autographe, sans date, de Henri II au connétable ;
f. fr., vol. 3139, f. 18.
— 43 —
fondés. En montrant ses dispositions conciliantes,
le connétable obéissait à des ordres impérieux
dont il était seul dépositaire. Le roi Henri II lui
écrivait pendant les conférences : c Mon amy , . . .
je vous assure que M. de Guy se ne désire la
pays, me remontrant tous les jours que j'é plus
de moyan de fayre la guerre que je n'us jamès. . .
Faytes se que vous pourés afin que nous ayons
la pays; et ne monterés sete lestre que au
maréchal Synt André et la brûlés aperès. Le dyst
personnage (le duc de Guise) a dyst isy à quel-
quen que, tant que la guerre durera, pas ung de
vous deus ne sortirés jamès de prison ; et, pour
se, pansési, conune chose qui vous touche^. >
Dans une autre lettre : c Pour Tannée qui
vient je autant ou plus de moien que je né eu
setecy, et croy que Ton ne se fut pas esforcé de
trouver ses moiens isy, sy se neust esté l'espé-
rance que Ton a que vous ne serés rien^. >
Henri H écrit encore au connétable, dans le style
hyperbolique du temps, qu'il c subiroit volon-
tiers la mort, laquelle j'estimerois heureuse et
mouroys contant quant je veroys une bonne
Dans
une antre lettre, le roi conseille au connétable de traîner la
négociation en longueur à moins que les Espagnols le laissent
partir sur parole, auquel casait faudra se montrer facile
et conciliant
pays et lonme du monde que jayme et estime le
plus
Comment un vieux courtisan aurait-il
résisté à de tels encouragements?
L'Angleterre n'avait encore pris aucune part
aux négociations. Les ambassadeurs de Marie
Tudor n'arrivèrent à Gercamp que le 21 octobre.
G'étaient Thomas Thurlby, évèque d'Ély, Tho-
mas Howard d'EfBngham, premier gentilhomme
de la Chambre, et Nicolas Wootton, doyen
d'Yorck. Ils entrèrent en séance le Si4 octobre.
Une grave querelle divisait la France et l'An-
gleterre, la possession de Galais. Le sujet avait
été touché dans les réunions précédentes, mais
d'un commun accord il avait été ajourné à l'ar-
rivée .des commissaires anglais. Dès l'ouverture
de la conférence, les ambassadeurs de Marie
Tudor, soutenus par les Espagnols^, déclarèrent
que la reprise de Galais était la condition de
leur acquiescement à la paix. Les Français ne se
montrèrent pas moins absolus; ils refusèrent
d'accepter la discussion de la clause.
Ce début
ne permettait aucune transaction.
Les plénipotentiaires espagnols proposèrent alors à Philippe II
de laisser les Anglais et les Français
2. L'opinion publique en Angleterre rendait Philippe II
responsable de la perte de Calais.
Voyez les pièces publiées dans
une étude, ApuntaMentos para la historia del rey Philippe II
(Mémoires de l'Académie hist. de Madrid, t. YII}.